LE MARCHÉ DU COURTAGE EN CHIFFRES !

  • by Muriel Robert
  • Sep 05, 2019
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« Dans les pays européens où le métier est réglementé, les parts de marché oscillent entre 40 et 60 % » précise, Philippe Taboret, président de l’Apic (Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédits). C’est le cas au Royaume-Uni, en Irlande, en Espagne, en Italie ou encore aux Pays-Bas.

Même si la France est en retard, par rapport à nos amis européens, pour la réglementation des intermédiaires, nettement plus ancienne, il n’en demeure pas moins que le marché du courtage progresse régulièrement d’année en année.

Dans l’Hexagone, les courtiers représentaient 15 % de la distribution des crédits immobiliers en 2006, 10 ans plus tard, cette part dépasse les 35 %. À noter qu’aucune statistique officielle ne peut appuyer cette évolution ; pour autant, la majorité des professionnels s’accordent aujourd’hui sur la proportion d’environ un tiers des crédits.

Un sondage OpinionWay datant d’octobre 2015 autour de la thématique « Les Français et le recours à un courtier en immobilier » [révèle que 29 % des personnes interrogées ont eu recours à un courtier pour souscrire leur crédit immobilier. Une initiative motivée par l’obtention d’un taux avantageux (59 %), le gain de temps généré (27 %) et par la certitude de trouver une solution de financement avec ce professionnel (21 %).

COURTIERS : QUELLES SONT LES PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION ?

Face à la complexité du processus de souscription de crédits immobiliers, les consommateurs français s’ouvrent de plus en plus à ces intermédiaires, gage de sécurité et d’optimisation des conditions soutenues – que ce soit au niveau du prêt lui-même ou au niveau de l’assurance associée.

Face à cette évolution des mentalités, les parts de marché des courtiers devraient approcher les 50 % à l’horizon 2022, voire même 2020 pour les plus optimistes.

Un dynamisme du marché du courtage porté par les Français, mais également par les banques elles-mêmes : avec les faibles taux d’intérêt, la marge des organismes prêteurs est tellement réduite qu’ils préfèrent sous-traiter aux intermédiaires, au lieu de développer (et former) leur propre force commerciale.

L’Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance (Orias), qui recense les immatriculations obligatoires des courtiers, fait état d’une belle évolution des demandes d’inscription de 2016 à 2017, passant de 22 549 en 2016 à 22 778 en 2017, soit 1898 demandes mensuelles (contre 1879 en 2016).